Tribune de Fabrice ONDO
Vivre au Gabon aujourd’hui, c’est apprendre à composer avec l’incertitude électrique. Les délestages répétés ne sont plus des accidents, ils sont devenus une habitude imposée. Une habitude qui fatigue, qui pénalise et qui humilie
Comment étudier correctement quand la lumière s’éteint chaque soir ? Comment travailler, entreprendre, produire, quand l’électricité — pourtant essentielle — reste instable ? Les familles s’adaptent, les élèves révisent à la bougie, les petits commerçants perdent leurs produits, et les citoyens encaissent en silence.
Ce qui choque le plus, ce n’est pas seulement la coupure, mais son caractère récurrent, sans communication claire ni solution durable. Le Gabon regorge de ressources, humaines comme naturelles. Pourquoi alors continuer à vivre comme si l’énergie était un luxe ?
Les délestages ne sont pas qu’un problème technique. Ils traduisent un manque de planification, d’anticipation et de respect envers les citoyens. Un pays ne peut pas se développer dans l’obscurité permanente.
Il est temps que la lumière revienne — pas seulement dans nos maisons, mais aussi dans la gestion publique.
✍🏿 AFROSCOPIE
La voix des citoyens. La conscience du présent.












