Un tournant institutionnel majeur qui redessine l’architecture de l’État équato-guinéen.
La Guinée équatoriale a officiellement tourné une page importante de son histoire institutionnelle. Par le Décret n°1/2026, promulgué le 2 janvier par le président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, la ville de La Ciudad de la Paz (Djibloho) a été déclarée nouvelle capitale politique du pays.
Cette décision entraîne le transfert du siège du Gouvernement et des principales institutions de l’État vers Djibloho, mettant fin au statut de Malabo comme capitale politique, rôle qu’elle occupait depuis l’indépendance.
Djibloho, une capitale pensée pour gouverner
Située au cœur du territoire continental, Djibloho a été conçue dès l’origine comme une capitale administrative moderne, capable d’accueillir les fonctions stratégiques de l’État. La ville dispose déjà d’infrastructures institutionnelles opérationnelles, facilitant l’installation progressive des services gouvernementaux.
Pour les autorités, ce choix répond à une logique de planification à long terme, visant à doter le pays d’un centre politique plus fonctionnel, mieux connecté et adapté aux exigences contemporaines de gouvernance.
Désengorger Malabo, rééquilibrer le territoire
Avec ce décret, Malabo cesse d’être la capitale politique, tout en conservant son rôle historique, économique et symbolique. Le transfert vers Djibloho ouvre la voie à une réorganisation territoriale et administrative, destinée à :
- améliorer l’efficacité de l’action publique,
- réduire la pression administrative sur les centres historiques,
- favoriser un développement plus équilibré du territoire national.
Cette démarche s’inscrit dans une tendance observée dans plusieurs pays africains ayant choisi de créer ou déplacer leur capitale pour répondre à des enjeux de modernisation et de cohésion nationale.
Un acte politique fort
Au-delà de l’aménagement du territoire, cette décision constitue un acte politique structurant, qui redéfinit les équilibres institutionnels et la centralité du pouvoir. Elle marque également la volonté du pouvoir exécutif de laisser une empreinte durable sur l’organisation de l’État.
Lecture Afroscopie : un nouveau chapitre national
Pour Afroscopie News, le choix de Djibloho comme capitale politique ouvre un nouveau chapitre de l’histoire nationale de la Guinée équatoriale. Reste désormais à observer la mise en œuvre concrète du transfert, son acceptation par les populations et son impact réel sur la gouvernance et le développement.
Changer de capitale, c’est aussi changer de vision de l’État et de son avenir.
✍🏾 Giscard NDJOGOU
Rédacteur – Politiques
AFROSCOPIE News
Tags :
#GuinéeÉquatoriale #Djibloho #Malabo #CapitalePolitique #Institutions #Gouvernance #AménagementDuTerritoire #PolitiqueAfricaine #AfroscopieNews












