Pretoria — Nouveau tournant dans le dossier explosif de la finale de la CAN 2025. Le gouvernement sud-africain a officiellement affiché son soutien au Sénégal dans son bras de fer avec la Confédération Africaine de Football (CAF), en se disant prêt à l’accompagner devant le Tribunal Arbitral du Sport (TAS).
Le ministre sud-africain des Sports a annoncé la mobilisation possible d’une équipe d’avocats pour soutenir la Fédération sénégalaise dans cette bataille juridique à fort enjeu.
« Il ne faut pas tourner autour du pot. Le Sénégal est champion d’Afrique, car ce n’est pas dans les salles de réunion que l’on gagne les matchs de football. Nous soutiendrons le Sénégal et lui apporterons notre aide ; nous avons dans ce pays d’excellents avocats qui sauront lui venir en aide », a-t-il déclaré.
Un soutien politique fort
Au-delà du cadre sportif, cette prise de position traduit un engagement politique assumé.
L’Afrique du Sud, puissance majeure du continent, s’implique directement dans un dossier qui dépasse désormais le simple cadre d’une compétition.
Ce soutien pourrait :
- renforcer la position du Sénégal sur le plan juridique,
- internationaliser davantage le conflit,
- et accentuer la pression sur la CAF.
Vers une bataille juridique continentale
Alors que le Sénégal dispose encore d’un délai pour saisir le TAS, l’appui sud-africain pourrait peser dans la décision de porter l’affaire devant la juridiction internationale.
Le recours viserait notamment à :
- contester la décision du jury d’appel de la CAF,
- rétablir le Sénégal dans ses droits,
- et clarifier les règles de gouvernance du football africain.
Une affaire qui divise l’Afrique
Cette situation révèle des fractures au sein du football africain. Entre soutien affirmé et prudence diplomatique, les positions divergent sur la gestion de ce dossier par les instances.
Au-delà du terrain, une question de justice
Plus qu’un titre, c’est la crédibilité des institutions sportives africaines qui est aujourd’hui en jeu.
La sortie de l’Afrique du Sud envoie un signal fort :
le débat ne se limite plus au terrain, il se joue désormais sur le terrain du droit et de la légitimité.
Par Ivan Koumba | Afroscopie News












