Ouagadougou — À l’occasion du premier anniversaire de la proclamation de la Révolution progressiste populaire (RPP) , le président du Burkina Faso, le capitaine Ibrahim Traoré , a réaffirmé avec force sa volonté de défendre la souveraineté totale de son pays face aux pressions extérieures.
Devant la presse nationale et internationale, le chef de l’État a énoncé des manœuvres impérialistes visant, selon lui, à fragiliser le Burkina Faso, notamment à travers des blocages financiers.
Des pressions économiques assumées et dénoncées
Le président burkinabè est revenu sur des difficultés concrètes rencontrées par son pays, notamment dans l’acquisition d’équipements militaires essentiels.
Dans une déclaration marquante, il a affirmé :
« On avait besoin d’armes, de drones, mais toutes nos transactions étaient bloquées. Alors j’ai dit : Attendez ! j’ai fait bloquer l’or et j’ai dit aux partenaires. Amenez les drones et venez chercher l’or ! »
Une prise de position directe qui illustre une stratégie assumée : utiliser les ressources nationales comme levier face aux contraintes extérieures.
Une souveraineté économique et revendiquée
Au-delà du discours, cette déclaration traduite une volonté de redéfinir les règles de coopération internationale, en mettant en avant :
- la valorisation des ressources locales,
- l’indépendance dans les choix stratégiques,
- et une rupture avec certains mécanismes jugés contraignants.
Une posture qui redéfinit les rapports de force
Ce positionnement s’inscrit dans une dynamique plus large enregistrée au Sahel, où plusieurs États cherchent à affirmer leur autonomie face aux partenaires traditionnels.
Il soulève toutefois des questions importantes :
- sur la viabilité de ces nouvelles approches,
- sur les alliances à venir,
- et sur l’impact économique à long terme.
Entre affirmation et défis
Si cette posture séduit une partie de l’opinion, elle implique également des défis majeurs en matière de stabilité, de financement et de coopération.
Car au-delà des déclarations, la souveraineté se mesure aussi à la capacité d’un État à sécuriser durablement son développement.
Par Giscard Ndjogou | Actualités Afroscopie












