Accra — Le Ghana marque un tournant majeur dans la politique de mobilité en Afrique. Le président John Dramani Mahama a annoncé, le 2 avril 2026 à Accra , l’instauration d’un régime d’exemption de visa pour tous les citoyens africains , à compter du 25 mai 2026 , date symbolique de la Journée de l’Afrique .
Une décision forte, qui positionne le Ghana comme l’un des moteurs de l’intégration africaine.
Vers une Afrique sans frontières ?
Avec cette mesure, les ressortissants africains pourront voyager au Ghana sans visa préalable, même si une demande en ligne restera nécessaire, accompagnée de contrôles aux frontières.
L’objectif est clair :
- faciliter les déplacements intra-africains,
- stimuler les échanges économiques,
- et renforcer les liens entre les peuples du continent.
Un signal politique fort en faveur d’une Afrique plus ouverte et connectée.
Un levier pour la ZLECAf
Cette initiative s’inscrit pleinement dans la dynamique de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) , qui vise à créer un marché unique à l’échelle du continent.
En facilitant la circulation des personnes, le Ghana contribue à :
- dynamiser le commerce intra-africain,
- encourager les investissements,
- et accélérer l’intégration économique.
Un modèle inspirant pour le continent
Le Ghana rejoint ainsi le cercle des pays africains ayant déjà engagé des politiques d’ouverture en matière de visas.
Une approche qui pourrait inspirer d’autres États à adopter des mesures similaires, dans une logique de coopération renforcée.
Entre ambition et mise en œuvre
Si la décision est appréciée, sa réussite dépendra de plusieurs facteurs :
- l’efficacité des systèmes numériques,
- la gestion des flux migratoires,
- et la coordination avec les autres pays africains.
Une vision panafricaine assumée
À travers cette annonce, le Ghana envoie un message clair : l’avenir de l’Afrique passe par l’unité, la mobilité et la coopération.
Car au-delà des frontières administratives, c’est une même ambition qui se dessine : construire une Afrique intégrée et souveraine.
Par Giscard Ndjogou | Actualités Afroscopie












