Port-au-Prince — La réponse internationale face à la crise sécuritaire en Haïti s’intensifie. Au total, 18 pays se sont engagés à participer à la force multinationale chargée de lutter contre les gangs armés, sous la supervision des Nations Unies.
Parmi les contributions notables, le Tchad confirme son implication avec l’envoi de forces de sécurité, tandis que d’autres contingents tchadiens devraient prochainement rejoindre le dispositif, selon une source étatique.
Une mobilisation internationale inédite
Face à la montée en puissance des groupes armés qui paralysent une grande partie du pays, la communauté internationale tente de coordonner une réponse structurée.
Cet étau de force vise notamment à : rétablir un minimum de sécurité, soutenir les institutions haïtiennes et protéger les populations civiles.
Le Tchad en acteur sécuritaire extérieur
L’engagement du Tchad illustre la volonté de certains pays africains de jouer un rôle actif sur la scène sécuritaire internationale.
Habitué aux opérations militaires dans des contextes complexes, le pays apporte son expertise dans un environnement particulièrement instable.
Un défi immense sur le terrain
Malgré cette mobilisation, les défis restent considérables :
- la fragmentation des groupes armés,
- la faiblesse des institutions locales,
- et l’ampleur de la crise humanitaire.
La réussite de cette mission dépendra de la coordination entre les forces internationales et les autorités haïtiennes.
Une solidarité Sud-Sud en construction
La participation des pays africains comme le Tchad marque également une évolution des dynamiques internationales, avec une coopération accrue entre les régions du Sud global.
Une démarche qui redéfinit progressivement les équilibres dans la gestion des crises mondiales.
Par Giscard Ndjogou | Actualités Afroscopie












